5 mars 2014

Du projet Manhattan au changement climatique : une brève histoire du communication pro-nucléaire

Energie et developpement - Trinity, premier essai nucléaire de n'histoire dans le cadre du projet Manhattan
Parmi les nombreux préparatifs qui ont précédé la première explosion atomique de l'histoire, le 16 juillet 1945, figure une curieuse réunion à l'University Club de New York entre le général Leslie R. Groves, directeur du programme nucléaire américain, et un groupe de professionnels des relations publiques rassemblés autour de John W. Hill. L'objectif : créer la communication du projet Manhattan dont l'existence allait bientôt être révélée au public.
Nucléaire et lobbying ont ainsi cheminé ensemble depuis l'origine mais ces relations sont devenues encore plus intimes lorsque l'énergie nucléaire a quitté le secret militaire pour devenir une technologie civile. Cette histoire du lobbying est indissociable de l'histoire de la filière nucléaire civile.


Le nucléaire, c'est magique !


Au début des années 50, les États-Unis ne détiennent déjà plus le monopole de l'arme atomique : l'URSS a testé sa première bombe A en 1949. La doctrine concernant l'emploi de ces armes n'est pas fixée - en 1951, le général Mac Arthur a été relevé de son commandement en Corée pour avoir voulu employer l'arme atomique contre les troupes communistes - et on entrevoit que l'arsenal nucléaire pourrait emmener l'humanité à sa perte.

C'est pourtant dans ce contexte particulièrement défavorable que le nucléaire va amorcer sa mue. En 1953, devant l'Assemblée Générale des Nations Unies, le président Eisenhower prononce sont fameux discours "Atoms for peace", affirmant que "la plus grande des forces de destruction peut se changer en un grand bienfait pour l'humanité toute entière". Comment peut-on faire une telle affirmation en pleine guerre froide et plus de dix ans avant que le premier électron soit produit par une centrale nucléaire ? Il s'agit en fait d'un retournement classique dans les campagnes de communication, avec une résonance quasi-biblique : "ils forgeront de leurs glaives des socs de charrue, et de leurs lances des faux" (Isaïe 2,4).

13 févr. 2014

"Théorie du genre" : mon expérience d'humanitaire et de professionnel du développement durable

Bien qu'un peu exotique pour le grand public, la notion de genre est largement utilisée, et avec profit, dans de nombreux domaines dont les deux qui m'occupent : l'humanitaire et le développement durable. Je pense que nous y sommes nombreux a regarder avec incrédulité l'emballement autour de cette notion (enfin, plutôt autour du buzzword "genre").
Pour ma part, j'y vois surtout une marque d'ignorance. C'est pourquoi, j'aimerais prendre un peu de temps pour partager avec vous ma propre expérience du sujet.


Genre = égalité homme/femme ?


J'avoue n'avoir jamais entendu parler de genre (en dehors des accords des participes passés en CE2) avant de rejoindre le secteur humanitaire. Secteur dans lequel, cette notion est omniprésente : la plupart des bailleurs de fonds publics (type AFD, EuropeAid ou USAID) ont des politiques consacrées à ce sujet. Certains demandent même des études d'impacts "gender" (les suédois pour ne pas les citer), la plupart des ONG y font référence, Coordination Sud à une commission genre... Enfin bref, il n'y a guère plus qu'une poignée d'outils qui font réellement consensus dans la communauté humanitaire et le genre en fait partie. Quitte à être parfois un peu mis à toutes les sauces.
Bien qu'un peu moins répandu, le genre est aussi récurrent lorsqu'on parle de développement durable. L'ISO26000, par exemple, en fait plusieurs mentions. Dans sa version anglaise en tous cas : en français, "gender equality" a été traduit tout simplement par "égalité entre hommes et femmes".

10 févr. 2014

ONG humanitaires et associations de protection de l'environnement : vers une convergence ?

Energie et developpement - "typhoons start here" action de Greenpeace à Belchatow en Pologne
Il y a des coïncidences qui frappent l'esprit : le vendredi 8 novembre 2013, alors que les délégations du monde entier convergeaient vers Varsovie pour le 19e sommet international sur le climat,  les Philippines étaient frappées de plein fouet par le typhon Haiyan - la plus puissante tempête tropicale jamais enregistrée.

Dans la nuit du 8 au 9 novembre, pendant que les organisations humanitaires rappelaient leurs salariés partis en week-end et se préparaient à une des plus importantes interventions des dix dernières années, des militants de Greenpeace projetaient un slogan sur une cheminée de la centrale polonaise de Belchatow, la plus grande centrale à charbon d'Europe : "les typhons commencent ici".

 

Protection de la nature et action humanitaire : deux facettes d'un même combat


Les organisations humanitaires et les associations de protection de l'environnement se sont toujours retrouvées autour des catastrophes naturelles : les unes s'efforçant de secourir les victimes, les autres de prévenir leur apparition. Ce qui est radicalement nouveau c'est le rapprochement dans le temps de ces deux combats.

Lorsque l'on parle de changement climatique, d'épuisement des sols ou de raréfaction de l'eau, on pense encore trop souvent que ces problèmes seront ceux de nos petits-enfants. Ce n'est plus le cas, et les humanitaires peuvent en témoigner : les crises sur lesquelles ils interviennent sont pratiquement toutes à un degré ou à un autre des crises écologiques. C'est évidemment vrai des famines ou des sécheresses mais c'est aussi le cas de la plupart des conflits : le Programme des Nations Unies pour l'Environnement estime que près de la moitié d'entre eux sont causé par l'exploitation de ressources naturelles.

3 févr. 2014

Intéressé par le développement durable et curieux de MOOC ? C'est le moment de vous lancer !

C'est aujourd'hui que débute le MOOC de Centrale sur le développement durable. Si vous êtes intéressés par ces nouveaux outils d'apprentissage et par le développement durable, c'est le moment ou jamais de vous y mettre !

Savez-vous ce qu'est un MOOC ? 


Cette méthode d'enseignement est en plein développement depuis le premier MOOC de Standford à l'automne 2011 mais vous en avez certainement entendu parler en janvier lorsque la plateforme française France Université Numérique a été lancée.
Le principe est simple : grâce à internet, vous accédez gratuitement aux leçons de quelques uns des meilleurs professeurs de la planète. Mais il ne s'agit pas que d'être spectateur, des exercices et des forums vous permettent de mettre en pratiques vos connaissances et d'interagir avec d'autres étudiants du monde entier. Et, dans la plupart des cas, vous recevez une attestation si vous avez suivi régulièrement le cours et réalisé un score minimal aux exercices.

30 janv. 2014

Schiste et fluoropropane : à la recherche du gaz miracle d'Arnaud Montebourg

Selon le Canard Enchainé, Arnaud Montebourg veut exploiter le gaz de schiste grâce à au fluoropropaneUne de mes plus saines habitudes consiste, chaque mercredi, à être le premier client du kiosque en bas de chez moi pour parcourir dès l'aube les titres du Canard Enchaîné. Hier n'a pas fait pas exception et un sujet du palmipède m'a immédiatement tapé dans l’œil : Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, aurait trouvé une méthode permettant d'extraire du "gaz de schiste écolo" et s’apprêterait à relancer le débat par un rapport à publier après les municipales.
J'aime penser que je suis pragmatique sur les questions énergétiques, je n'exclus aucune solution a priori et j'ai bien conscience qu'il nous faut choisir entre des filières dont aucune n'est parfaite, pour autant la saga du gaz de schiste commence à me lasser. Nos stock d'énergies carbonées sont déjà largement supérieurs à ce que nous pouvons utiliser sans dérégler complètement le climat, pourquoi dépenser de l'argent pour en rechercher de nouveaux alors qu'il y a bien mieux à faire ? Et puis on a tellement entendu ces doctes discussions sur des chiffres de quantité exploitable fantaisistes sans que personne apparemment ne juge utile de se pencher sérieusement sur les statistiques du prix de l'énergie au États-Unis que ça n'est même plus drôle.

Fluopropane ou heptafluopropane ? Le mystère des atomes de fluor perdus


Voilà donc mon état d'esprit au moment où je me plonge dans la lecture de l'article. Il en ressort que la technique miracle consiste à fracturer la roche non pas avec de l'eau mais avec un gaz, le fluoropropane nous dit le Canard. Je ne suis pas expert en chimie organique, mais quand j'essaie de me représenter ce gaz je me dit immédiatement qu'il ressemble beaucoup à un hydrofluorocarbure (HFC), un de ces "climate killers" dont le pouvoir de réchauffement est souvent plus de mille fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
A ce stade, j'ai une petite période d'incrédulité : l'article ne fait pas mention d'effet néfaste sur le climat et précise que des experts publics et privés ont été consultés depuis un an sur le sujet. Si la fracturation au fluoropropane avait un impact climatique important, il se serait bien trouvé quelqu'un pour alerter le ministre sur ce sujet. Je me trompe sans doute.

21 janv. 2014

2014, année du développement durable ? La réponse vue par 5 blogueurs.

Que nous réserve 2014 ? Cette nouvelle année sera-t-elle celle de l'immobilisme ou au contraire marquera-t-elle des avancées en matière de développement durable ? RSE, protection de l'environnement, changement climatique... Quels sont les sujets qui feront l'actualité ?
Partant du principe que "les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir", je me suis aimablement déchargé de la tâche sur quelques collègues blogueurs spécialiste du développement durable. Je leur ai demandé quelle serait selon eux l'évènement ou la tendance qui marquerait l'année. Voici leurs réponses :


En 2014, plus que jamais, l'écologie, ça commencera à bien faire !" 
Didier Barthès et Jean-Christophe Vignal d'Economie durable


La tendance marquante en 2014 devrait être la recherche de la croissance du PIB à tout prix pour tenter de retrouver quelque équilibre à notre société urbano-industrielle, ou à tout le moins en limiter les déséquilibres les plus flagrants. Ce qui signifie mettre de côté tout ce qui peut compliquer la production des biens et services, et notamment les normes contraignantes s'inscrivant dans une logique de développement durable. Il faut voir par exemple avec quelle gourmandise les professionnels de l'immobilier sont en train de se saisir du choc de simplification pour envisager des constructions un tout petit peu moins coûteuses mais surtout moins bien conçues et moins économes en énergie, privilégiant une fois encore le court terme au long terme. En 2014, plus que jamais, l'écologie, ça commencera à bien faire ! (Jean-Christophe Vignal)

14 janv. 2014

Fiche de lecture : "L'industrie du mensonge - relations publiques, lobbying et démocratie" de John Stauber et Sheldon Rampton

Energie et developpement - l'industrie du mensonge - relations publiques, lobbying et démocratie de Rampton et Stauber
Nul ne s'étonne plus aujourd'hui de voir un député européen exercer comme avocat auprès des industries qu'il est sensé réglementer, une rapide recherche internet montre que le terme de lobbying a largement perdu sa connotation négative pour devenir synonyme de persuasion efficace, les techniques qui étaient réservées aux grandes industries toxiques se sont "démocratisées" et institutionnalisées.
C'est peu dire qu'entre la publication de ce livre, en 1995 aux États-Unis, et sa réédition française en 2012, "l'industrie du mensonge" qu'il décrit a conquis ce coté-ci de l'Atlantique - cette édition est d'ailleurs complétée par de nombreux exemples européens. S'il ne fallait qu'une raison de se plonger dans le livre de John Stauber et Sheldon Rampton celle-ci devrait suffire.

Naissance et envol des lobbys

Les auteurs font remonter les origines de l'industrie aux bateleurs du XIXe siècle dont le bagou et surtout la naïveté de leurs contemporains assuraient les revenus. Dans les années 1830, la multiplication des journaux populaires à bas prix fait naitre la publicité déguisée, puis les premiers attachés de presse, chargés de placer des articles pour leurs commanditaires. Les maitres mots de l'époque : "bouteilles, blondes et bakchich".
Vers la fin du siècle cependant, les entreprises se rendent comptent qu'il ne suffit pas de faire parler de soi, il faut contrôler l'opinion, se construire une image... Les pionniers s'appellent Ivy Lee, qui a eu la rude tache de rendre sympathique les "barons voleurs", George Creel, chargé de vendre la l'entrée dans la Grande Guerre aux américains, ou Edward Bernays, neveu de Freud et inventeur de la "fabrication du consentement".

7 janv. 2014

Infographie - Pourquoi est-il si difficile de passer aux énergies renouvelables ?

Malgré de lourds investissement dans les énergies renouvelables, la transition énergétique a encore du chemin à faire ! En France par exemple, la production annuelle de toutes les installations solaires et éoliennes dépasse à peine celle d'un réacteur EPR comme celui en cours de construction à Flamanville...
Pour comprendre le chemin qui reste à parcourir avant que les énergies renouvelables puissent concurrencer les combustibles fossiles et le nucléaire, cette infographie compare les productions annuelles de quelques unes de plus importantes centrales de chaque filière.

2 janv. 2014

Rétrospective : le top 5 des articles les plus lus en 2013... et 5 autres qui auraient pu en faire partie

La nouvelle année s'annonce sous de bons auspices pour ce blog ! Depuis sa création fin 2010, le nombre de visiteurs croit de façon régulière. L'année dernière, il a atteint 216 770 pages vues, en hausse de 389% par rapport à 2012.
Et puisqu'on est dans les statistiques, je vous propose le top 5 des articles les plus lus en 2013. C'est parti. 


|  C'est prouvé : faire ses courses dans un magasin bio rend égoïste et malhonnête

Large vainqueur, cet article a reçu trois fois plus de visites que le second au classement. Pas étonnant avec un titre aussi provocateur... Mais derrière le buzz se cache un contenu très sérieux : cet article, un des plus long publiés cette année (6400 caractères), est en fait la vulgarisation des travaux de deux chercheurs en psychologie sociale de l'université de Toronto.
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|  Du pétrole à n'importe quel prix ? Explorez le pays des sables bitumineux avec Google Maps

Par quel miracle le Canada s'est-il retrouvé doté de réserves de pétrole équivalentes à celles de l'Iran et du Qatar réuni ? Grâce aux images satellites de Google Maps, cet article propose une visite guidée des mines de sable bitumineux pour mieux comprendre cette révolution énergétique et sa face sombre. 
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|  RSE, une définition

L’acronyme RSE a trouvé sa place dans la communication des entreprises mais qu'est-ce qui se cache derrière ? Même parmi les professionnels, la réponse varie d'une personne à l'autre. Dans cet article, j'apporte ma modeste contribution au débat sur la base de ma propre expérience du développement durable.
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|  Visitez les centrales solaires les plus remarquables de la planète... avec Google Maps

Centrales historiques, comme la française Themis qui est un monument classé, ou toute récente comme Shams, thermique ou photovoltaïque, immense ou très modeste, cet article vous propose de survoler grâce à Google Maps quelques centrales parmi les plus intéressantes de la planète.
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|  Fiche de lecture : "Vert, histoire d'une couleur" de Michel Pastoureau

Invité surprise de ce top 5, cet article est aussi la seule fiche de lecture de la toute nouvelle bibliothèque d’Énergie et développement à se hisser au-dessus des 1000 vues. Cette réussite est sans doute tout simplement due à l'excellente qualité du livre en question !
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Et mon top 5 des bons articles qui n'ont pas marché...


Tous les articles publiés en 2013 n'ont pas connu le succès. En voici quelques uns, une sélection évidemment très subjective, qui auraient peut-être mérité plus de réussite... en espérant vous donner envie d'y jeter un coup d’œil.


|  Histoire de la compensation carbone

Un article en deux parties sur les origines peu connues de la compensation carbone : l'invention du système dans les années 80 par AES Corp., une jeune entreprise américaine, lors du montage d'un dossier pour la construction d'une centrale thermique, le scandale de la "compensation" des Oscars 2007, la normalisation soutenue par les ONG environnementale...
Lire la première partie (deuxième partie)



|  Combien coûterait une assurance "accident nucléaire" à la France ?

Ce n'est ni plus ni moins qu'un calcul de coin de table que partageais avec vous en février 2013 au moment où l'estimation du coût d'un accident nucléaire par l'IRSN faisait débat. Au moment où une commission d’enquête parlementaire sur le coût du nucléaire vient d'être crée, pourquoi ne pas y rejeter un coup d’œil ?
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|  Gestion des externalités : comment est-on passé de la protection des droits à la financiarisation de l'environnement ?

Derrière ce titre bien trop long et aride se cache un article sur la genèse de la pensée dominante en matière de politique de l'environnement, ébauchée dès le début de l'ère industrielle au moment où les intérêt financiers comme les dommages à la nature ont changé d'échelle. L'occasion de prendre un peu de recul sur des décisions politiques qui loin d'être prises dans l'urgence appliquent un modèle de pensée né il y a plus d'un siècle.
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|  Comment suivre en direct la production d'électricité des principaux pays européens

Le débat sur l'énergie devrait s'appuyer sur des faits, par sur des idéologies. C'est pourtant souvent l'inverse qui se produit alors que toutes les informations ou presque sont accessibles en quelques clics. Avec cet article, vous pourrez tout savoir instantanément des productions électriques allemande, française, britannique, espagnole, danoise, etc.
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|  Captage et séquestration du carbone, bonne idée ou bonne excuse ?

Cet article tire les conclusion de deux autres, l'un consacré aux questions techniques, l'autre à la faisabilité économique. La conclusion : l'idée du captage et de la séquestration du carbone est avant tout un alibi pour le laisser-faire énergétique et climatique.
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30 déc. 2013

Allemagne, sortie du nucléaire et charbon. Le vrai et le faux.

La transition énergétique allemande carbure-t-elle au charbon ? Cette question et quelques autres font partie des polémiques récurrentes dans les discussions sur l'énergie. Modèle pour les uns, contre-exemple pour les autres, la sortie du nucléaire fait paradoxalement plus débat de ce coté-ci du Rhin que de l'autre.
Quelle est la part du vrai et du faux dans les affirmations des défenseurs et des détracteurs de la politique énergétique allemande ? Voici un vrai-faux pour vous y retrouver.


"L'Allemagne est un gros consommateur de charbon." → Vrai

Le mix électrique allemand repose historiquement sur le charbon, et en particulier le lignite de Rhénanie. Cet héritage explique que la part du charbon dans la production d'électricité allemande reste supérieure à la moyenne européenne : 44% contre 25% en moyenne.
Vu de France ces proportions peuvent paraitre énormes : dans notre pays le charbon ne compte que pour 4% de la production électrique. Mais en l’occurrence c'est la France qui est atypique. Toutes les autres grandes économies dépendent significativement du charbon : celui-ci assure par exemple 21% de la production électrique japonaise, les États-Unis font jeu égal avec l'Allemagne à 44% et la Chine est bien au-delà avec 78%.

Symbole de la dépendance au charbon de l'Allemagne : la mine de lignite de Garzweiler
avec en arrière plan les centrales de Frimmersdorf et Neurath